| Juin 2012 | ||||||||||
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A cette heure,peut-être es-tu sur la plage, face au vent, le regard perdu au de là de l’horizon. Tes cheveux jouent avec le vent, dégageant tour a tour ta nuque et ton visage, où soudain se referment sur toi, comme mille petits bras enserrant un trésor. Ta pensée tourne lentement, posant des questions, des questions qui restent sans réponses.
Tu regardes ta vie se dérouler.
Où vas-tu ainsi?
Que sera ton demain ?
Vis tu au jour le jour ou construis-tu quelque chose?
Te laisses -tu bercer indolente,indécise comme l’algue au gré des vagues turbulente?
Peut-être te contentes-tu simplement de la jouissance du bien-être de l’instant qui passe, le soleil sur ta peaufine et halée, parfumée d’odeurs mêlées d’iode de goémon et de sel ?
La légère pression de l’air venu du large, apporte avec lui dans ton rêve, l’illusion d’une île de paradis, où paisible du moment qui passe, la pensée suspendue pour un temps, tu marches sur le sable mouillé et chaque vague d’un dernier effort pousse vers toi son blanc ourlet d’écume jusqu’à tenter de t’en lécher les pieds et toi de jouer le jeu d’éviter de justesse le contact de la mousse qui pétille.
Le temps te semble arrêté…..mais sais -tu, que sournois, il passe à ton insu…..
Où es-tu dans ton âme ?
Peut-être es-tu allongée sur le sable, isolé de lui par un léger vêtement qui épouse tes formes.
Détendue ?
Réchauffée par le soleil ?
Insouciante ?
Heureuse enfin,….. mais où en es-tu dans ton âme ?
J’aimerais être tout près de toi, déranger ta paix, te raconter la mer,
Te dire à demi- voix, que personne n’entende, le grand secret du vent, la beauté du nuage ou la marche hésitante et craintive du crabe qui se cache.
Te dire dans le détail chaque trait de ton visage et suivre d’une douce pression du doigt le contour de tes lèvres, les arcades de tes yeux, le profil de ton nez et très jaloux du vent, couler mes doigts dans tes cheveux, créant tour à tour l’ordre et le désordre….
J’aimerais, oh! Comme j’aimerais……!!!
Jean-paul.
De mon repos de nuit,
Quand le sommeil me berce,
Il nait de tout mon etre,
Mille rêves dorés,
Tres sages ou tres coquins,
Scintillants de paillettes
Comme un ciel étoilé,
Baignant dans les parfums
D’un jardin tout en fleurs,
Enveloppés calins,
De caresses délicates
et de brise légère,
Que je souffle vers toi.
Ils sauront te trouver
là ou tu reposes,
Et comme brûmes envoutantes
Te baigner toute entiere
Dans ce printemps d’amour,
Qui n’est là que pour toi.
jean paul.
L'’été se meurt, et les vacances aussi.
j’ ai présent en mémoire cette phrase de toi
"Fait préparer le jardin, qu il se repose cet l’hiver”.
Et le train t’ a emportée ailleurs,
Mais ailleurs c'est si loin
LE FAUCHEUR.
Le faucheur est venu,
Et mon herbe est coupée.
De ce jardin sauvage, il ne lui reste plus
Que de petites meules soigneusement alignées,
Attendant l’automne pour etre brûlées.
L’homme est partit ce matin emportant
Avec lui ma derniere image de l'été.
L’air lourd de menaces se déplace à peine,
Faisant un peu vibrer quelques tiges oubliées.
Il pleut sur le jardin,
Il pleut de la tristesse.
Assis sur le rebord de ma fenêtre ouverte,
Je regarde dehors, sombrer le paysage
Dans la torpeur mélancolique de cette fin de journée,
Mon ame en peine ne peut encore pleurer,
Car est trop forte en moi cette pression intense
De la perte de ta présence.
Il pleut sur le jardin,
Et il pleut dans mes yeux
Tout mon etre a compris
Que tu es partie.
.
jean paul
UN SOURIRE COQUIN
Tel le papillon sur la fleur d’été,
Un sourire coquin s’est posé sur ta bouche.
Tout gai, tout frémissant,
Relevé sur un coin, il se fait provocant,
pour capter l’attention et me lance un défi.
Pour qu’il ne s’éfarouche,aidé de mille ruses,
Je me suis approché, l'air desinvolte
d’un etre sans malice.
J’ai voulu le saisir, le mordre, le croquer.
et me suis élancé le bec en avant.
Le malin m’épiait, et d’un bond de coté
A sauté sur ta joue,
A l’instant oû je tombe ma bouche sur tes lévres.
Je m’y attarde un peu,le temps de savourer
cela trouble mes sens, me chanboule le corps.
Mais je guette le filou, le regard masqué,
Par la complicité des paupières plissées.
Sourire est toujours là,
Se fait moqueur et nargue
Flottant sur ta peau,
Comme nef légère, juste posée sur l’eau.
Je poursuis le fuyard, de ta joue à l’oreille,
Et de là dans ton cou si satin et tout chaud.
Il glisse sur ta nuque, se mele au duvet
Oû naissent tes cheveux......